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Vous savez, j'aime bien les rubriques dans les Journals Popol (si si ça s'écrit comme ça) genre : Que sont-ils devenus ? Et hop le journaliste (si c'est ainsi qu'on peut l'appeler... lui.) met une photo du Popol ado ou enfant et du Popol adulte dans toute sa splendeur, avec moult détails sur sa vie d'autrefois et ses succès (ou défaites) d'aujourd'hui.
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Je ne me considère pas comme un Popol, non... voyons... oh, trève de grossiertés s'il vous plait ! Mais en relisant ce blog, écrit a long time ago, je ne peux m'empêcher d'avoir envie d'écrire ce que je suis aujourd'hui. Une dernière fois. Ou peut-être le ferais-je à nouveaux d'ici trois ans. Et encore trois ans après... who knows ?
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Donc. De Toulouse j'ai migré à Suresnes. De Suresnes j'ai migré à Chelles. Et me voilà. Un bac littéraire en poche, obtenu après une année émotionnellement forte (relisez les articles!). Puis un DUT en Information Communication (option Métiers du livre, of course... cela va de soi !) , décroché tranquillement malgré son inutilité dans ma vie professionnelle. Dans ce temps-là, j'ai passé un an et demi à soigner mes plaies, à découvrir l'indépendance, la dèche de l'étudiant (niveau sous sous c'est la dure loi de la jungle), à me faire de nouveaux(elles...) amis(es!!! eh oui, les métiers du livres sont presque essentiellement féminins...), à découvrir Paris, ses pubs, ses musées, ses centres commeciaux, ses habitants bougons et mal élevés, ses transports en commun ! Avant de retrouver un bout de coeur que j'avais perdu. Je suis resté longtemps avec, il m'a apporté joies, bonheur, et il m'a ressoudé.
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Puis, le DUT fini, j'ai commencé la vraie vie d'adulte que j'attendais, dans le monde de la librairie. Petite apprentie à Asnières, j'ai continué l'école, j'ai rencontré encore du monde (et surtout un Monde), continué à écumer les bars, les rues de Paris, les Salons, les Noctiliens, les Expos, à voir mes amis, les anciens et les nouveaux !, à lire, lire, lire et encore lire... toujours lire, sans m'en lasser.
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Aujourd'hui je suis, sinon totalement satisfaite, heureuse d'en être arrivée là. J'avais fait le choix de suivre la superbe doctrine de ô mon capitaine "carpe diem", mais le temps et les gens m'ont démontré qu'il ne faut pas se laisser abuser. Je sais que je vais quitter Paris un jour (bietôt j'espère, car j'en ai fait le tour, et bien qu'étant une belle ville pleine de vie, ça reste Paris, gris et pourri de l'intérieur.) J'ai essayé d'être confiante et moins méfiante, mais ici, les gens ont plusieurs facettes, et savent vous écraser sans regrets. Je poursuis mon rêve d'une vie qui m'appartient, et que personne ne conteste, professionnelement, sentimentalement. Et j'y arriverai.
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Je n'ai pas de mot de conclusions.
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